Aux Etats-Unis, Big Dave a changé le nom du kouign-amann et il cartonne !

visibility50019 Vues comment0 commentaires person Posté par: Emmanuel Poulet-Harmel list In: Blog des Gourmands
Aux Etats-Unis, Big Dave a changé le nom du kouign-amann et il cartonne !
Aux Etats-Unis, Big Dave a changé le nom du kouign-amann et il cartonne !
Sa sandwicherie installée dans une petite ville de l’Etat du New Hampshire a lancé une marque déposée baptisée « kweenies ».
A North Conway, dans le charmant état du New Hampshire, David Hausman est bien connu. Depuis plus de dix ans, cet Américain tient une sandwicherie baptisée Big Dave’s Bagel & Deli où il prépare tout ce que l’Amérique peut proposer de plus diététique pour manger sur le pouce. ?
Depuis quelques mois, le cuistot a fait une place au milieu des bagels, wraps, burritos, cookies et muffins à un produit totalement improbable : le kouign-amann.
Le succès est tel que l’homme a décidé de créer sa propre marque baptisée le « kweenie ». « J’ai remarqué que personne ne savait prononcer kouign-amann correctement. J’ai voulu simplifier la chose », explique le solide gaillard.
Devenue populaire depuis quelques années dans quelques coins branchés des Etats-Unis et du Canada, la spécialité de Douarnenez (Finistère) avait reçu le soutien inattendu de quelques stars influentes comme la mannequin Emily Ratajkowski qui assurait en manger « un par jour » (ce dont on doute toujours).
L’élégant pavé de sucre et de beurre a aussi conquis North Conway, bourgade de 2.500 habitants nichée à quelques kilomètres des sommets verdoyants des White Mountains, au nord-est des Etats-Unis. C’est ici que Big Dave vend plus de 70 petits kouign amann chaque jour, lui qui n’a jamais mis un pied en France. « J’avais découvert le kouign-amann dans une pâtisserie de Montréal, j’avais trouvé ça incroyable, tellement riche. »
Après avoir consulté un paquet de recettes en ligne et foiré un bon nombre de cuissons, David Hausman a fini par se faire la main. Il a proposé quelques-uns de ses kouign amann au millier de lycéens, étudiants et habitués qui fréquentent chaque jour son établissement.
A sa grande surprise, ce qu’il décrit comme un « croissant sous stéroïdes » s’est rapidement arraché, même vendu à 5 dollars. « Il n’y a pas un jour où je ne reçois pas un courrier me demandant si je peux livrer ». Sa réponse est toujours la même. - Non, Dave préfère tout vendre en boutique, sans avoir, parfois, le temps de les mettre en vitrine, débordé par les pré-commandes.
Entièrement façonnées à la main, ses petites pâtisseries suivent une recette traditionnelle. Pour protéger son concept et faciliter la prononciation de clients pas toujours enclins à se tordre la bouche pour commander un « queen-a-man », Dave a choisi de les renommer pour les appeler « Kweenies ».
« Je voulais éviter qu’on me chipe l’idée. C’est l’Amérique, quand tu as une bonne idée, il faut la protéger », glisse-t-il en riant, avant d’ajouter. « En créant ma marque, je peux innover sans offenser personne ». Ses « Kweenies » se déclinent désormais dans des versions à la cannelle et au sirop d’érable.
Qui a dit que les Américains avaient mauvais goût ?
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